Jean-Marie Balestre  

 

 

Jean-Marie Balestre fut président d'honneur de la FIA en 1985 et fondateur de la FISA (Fédération Internationale du Sport Automobile) en 1978, qui avait pour rôle entre autre, de contrôler la F1.

Balestre était réputé avoir une attitude controversée, pompeuse et parfois incompréhensible; ce qui l'amenait à entrer en conflit avec les patrons d'écuries, avec à leur tête Bernie Ecclestone et Max Moseley.

Tout était une question de pouvoir entre FISA et FOCA (Balestre/Ecclestone), et cette lutte finit dans l'impasse en 1981. Appuyé par Ferrari, Balestre accepta d'autoriser Ecclestone à exploiter les droits publicitaires de la Formule 1 au nom de toutes les écuries. Cette entente permit la création d'une énorme source de revenus au bénéfice de la FIA et il profita de cette situation pour renforcer son pouvoir et devenir président de la FIA.

Mais le plus grand apport de Balestre à la Formule 1 fut son acharnement à l'amélioration de la sécurité à bord des voitures. On peut dire que toutes les innovations apportées afin d'améliorer la sécurité des pilotes ont commencés par lui.

Il a d'abord, en 1982, promulgué l'interdiction de l'effet de sol aérodynamique, malgré les protestations des écuries; en 1985, il interdit l'utilisation du moteur turbo afin de réduire les coûts et la vitesse, et en 1986, il força les écuries à utiliser le fond plat sous la voiture afin d'empêcher les tricheries par rapport à l'effet de sol interdit plus tôt.

À la fin des années 80, son esprit d'analyse fut mis de plus en plus en doute, surtout après la collision Senna - Prost de 1989, où il fut accusé d'avoir pris partit pour Prost. En 1991, il fut défait par Max Moseley dans une élection ouverte pour le contrôle de la FISA.

Malgré tout, son apport à la Formule 1 fut grandiose et sa présence coïncida avec une période de développement prodigieuse.

 

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