Enzo Ferrari  

 

 

Enzo Ferrari est probablement le personnage le plus mythique et le plus populaire du monde de la Formule 1. Il était patron d'écurie de la seule équipe qui est présente depuis le tout début de la Formule 1 et qui est aussi la plus prestigieuse : Ferrari.

En plus de consacrer 70 ans de sa vie à ce sport, Enzo Ferrari est impressionnant par son palmarès et son endurance. Il le fut aussi par son charisme et ses éternelles lunettes fumées. Solitaire, orgueilleux, despotique, autant d'adjectifs souvent utilisés pour illustrer cette forte personnalité, forgé par une jeunesse difficile qui le vit perdre son père et son frère aîné la même année.

Le jeune Enzo réalisera pourtant son rêve de devenir pilote avant d'admettre qu'il était plus doué pour faire courir les autres, sur les Alfa Romeo de la Scuderia portant son nom. Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale, à près de 50 ans, qu'il crée enfin sa propre marque. À défaut de diplôme, Ferrari a de l'intuition. Son grand talent n'est pas de concevoir des voitures, mais de réunir autour de lui des hommes compétents et d'en tirer le meilleur parti.

Parfois il y a des tragédies : des ingénieurs partent, des pilotes meurent. On accusera souvent Ferrari d'en être responsable. Même le Vatican s'en mêlera ! Mais le plus grand drame de sa vie arrive en 1956 lorsque la maladie lui enlève son fils Dino, qui devait lui succéder. C'est à partir de ce moment que le Commendatore cessera d'assister aux courses, se drapant dans sa douleur, son mystère et un prestige alimenté par d'innombrables succès.

Reclus dans son bureau de Maranello où sur sa piste privée de Fiorano, il reçoit avec courtoisie les grands de ce monde, mais refusera toujours de vendre son entreprise.

Malgré sa réputation d'homme froid et austère, il aura à plusieurs reprises une affection quasi paternelle pour certains pilotes comme Alberto Ascari, Peter Collins et Gilles Villeneuve dont il dira qu'il était le seul pilote à détruire ses voitures à chaque course, car il les exploitaient au maximum. Tous ces pilotes furent tués au volant de ses voitures.

Enzo Ferrari n'était pas seulement un constructeur d'automobiles obsédé par le progrès technique, mais aussi un général qui envoyait ses hommes au combat. Assurément, il n'était pas un ange, mais il faut lui rendre cette justice : jusqu'à son dernier souffle, il a brûlé d'une passion sincère pour la course automobile. Sans lui, la passion des italiens pour la Formule 1 ne serait probablement pas la même.

 

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Tableau des pionniers

Site officiel : www.ferrari.it/